Notre Dame de la Treille

La cathédrale de Lille

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Une cathédrale de lumière

Les Vitraux du XXème Siècle

vitraux du XXeme siecleImaginés par les maîtres verriers et les cartonniers Lillois les baies de la Treille sont de véritables écrins. Les vitraux témoignent des aspirations poétiques et spirituelles des hommes qui ont imaginé la cathédrale comme étant un lieu de lumière. Nous y retrouvons « Saint Nicolas ressuscitant un enfant », « Marie Madeleine et le Christ ressuscité », « La passion du Christ » ou encore « La Cène ».

Jusque dans les années 30 les maîtres verriers adoptent le style des grandes cathédrales du moyen âge pour orner les baies. Le bleu et le rouge dominent tandis que les scènes foisonnantes de détails se superposent en médaillons architecturés lisibles de bas en haut. La lumière reste diffuse et maîtrisée. Jusqu’en 1904, les nobles familles de la région financent les travaux alors voués à leur patrons respectifs. Charles Le Bon , comte des Flandres au début du XII e siècle, reçoit trois vitraux illustrant sa conjuration et sa prospérité.

L’ensemble des vitraux est surmonté de rosaces illustrant l’histoire de la vraie croix depuis les temps anciens jusqu’à la mort du Christ. La fin de la seconde guerre mondiale redonne une ferme impulsion à la création de vitraux: simplification des formes, flots lumineux abondants, déchaînement des passions, nuances avec le clair-obscur… Tous ces détails font de la cathédrale une cathédrale unique et touche directement le visiteur.
 

La Rosace

Rosace vue de l'exterieurEn observant la rosace qui est suspendue au sommet du voile de marbre qui compose la façade nous retrouvons les ténèbres du tombeau et la lumière de la résurrection.
Dans la partie basse du vitrail , le visage du Christ apparaît à travers l’obscurité de la pierre ronde du tombeau. Nous assistons à la naissance de la résurrection. La symbolique des couleurs est très forte dans ce vitrail :
Le bleu est ici le bleu marial symbole de Marie, Sainte mère du Christ.
Les couleurs de l’arc en ciel sont le symbole de l’alliance entre Dieu et l’Homme. Le dégradé de couleurs renvoie aux primitifs flamands , peintres qui utilisaient la perspectives.

Rosace de Ladislas KijnoTrois nuages gris représentent des ovnis en allusion à la conquête de l’espace.
Le chiffre 3 représente les 3 religions que sont le Bouddhisme, le Christianisme et l’Islam.
Sur la face extérieure de la rosace, Des figures et des inscriptions thermoformées se distinguent : Notre Dame de la Treille, un calice, du raisin, la clef de Saint Pierre, l’agneau Pascal , E=MC2, l’Hôtel de ville de Lille…
Au delà de cette approche, la rosace est l’empreinte de l’histoire de son créateur, Ladislas Kijno mais également celle des hommes.