Notre Dame de la Treille

La cathédrale de Lille

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Histoire de la Procession de Notre Dame de La Treille

imagendtreilleEn action de grâce après les miracles du 14 juin 1254, la comtesse de Flandres, Marguerite de Constantinople décide d’honorer Notre-Dame de la Treille en lui dédiant une confrérie : la Charité Notre-Dame approuvée par le pape Alexandre IV. En 1269, la comtesse décide d’instituer une grande procession. Le 15 juin 1270, le premier cortège s’ébranle autour de la ville. Cette manifestation de la dévotion des Lillois dure sans interruption jusqu’à la Révolution et se mue en Fêtes de Lille.

Notre-Dame de la Treille se voit dédiée la ville le 28 octobre 1634 par la main du mayeur Jean Le Vasseur. Fondateur d’œuvre charitable, protecteur d’ordres religieux, bienfaiteur des démunis, tout comme la comtesse Marguerite, il est avec elle le plus important promoteur de la piété mariale.

Durant des siècles, on vient de l’Europe entière, grands ou humbles, pour prier Notre-Dame de la Treille, lui rendre grâce ou implorer une guérison miraculeuse. Saint Bernard, saint Louis, saint Thomas Beckett, saint Vincent Ferrier ou Louis XVI font pèlerinage jusqu’au pied de la statue.

La ville de Lille appartient alors au diocèse de Tournai. De nombreux évêques tournaisiens entretiennent une dévotion particulière pour la Treille et sont membres de la Charité Notre-Dame. En remerciement de la paix sceller entre la France de Louis XIV et l’Espagne, les tournaisiens érigent une confrérie de Notre-Dame de la Treille le 10 août 1659 et se rendent en pèlerinage à Lille.

Lors de la grande procession jubilaire du 1er juillet 1854, la première pierre de la Cathédrale Notre-Dame-de-la-Treille est posée . C’est dans ce sanctuaire, église de tout l’archidiocèse de

Lille, que les pèlerins et les visiteurs se rendent pour prier ou découvrir la très riche histoire religieuse de la cité et de ses habitants.

La Grande Procession renaît et propose à chacun de placer ses pas dans ceux de nos aïeux et d’honorer la patronne de la ville. Cette année la procession s’élance depuis l’église Sainte-Catherine qui abrita la statue au XIXe siècle. C’est là que le culte est restauré par le curé de la paroisse : Charles Bernard avant que la statue ne soit transféré à la Treille en 1872.

Pour la procession de 2009, l’église de Tournai s’est associée à cette démarche de pèlerinage et est venue processionner avec sa statue composée de feuilles d’argent. Elle est sans doute l’œuvre de l’orfèvre Hermès Volcart qui la modèle vers 1685.

 

Les orgues

orguesgrand orgueLes orgues se composent d'un orgue de choeur, un Cavaillé Coll offert en ex-voto par la famille Bailleu- d' Avrincourt et d'un orgue suspendu dans le transept sud.

Véritable objet du patrimoine archi- tectural et musical, ce dernier, de facture néo classique , été construit entre 1957 et 1966 par les établissements Danion - Gonzalez et relevé en 3 tranches par Bernard Dargassies en 1989 .

L'orgue a été inauguré le 17 février 1967 par Gaston Litaize.

Seul instrument d'importance existant dans une salle de concert, il a participé aux grandes heures musicales de la salle Olivier Messian de Radio France à Paris.

Sa composition permet une polyvalence dans l'interprétation du répertoire musical et sa renommée mondiale est associée à des organistes tels que Marcel Dupré, Olivier Messian, Jean Langlais, Gaston Litaize, Pierre Cochereau, Jean Guillou ou Thierry Escaich.

Pour en savoir plus : www.grandorgue.com

 

 

Le Retable du Rosaire

Le retable du rosairePar définition , le Rosaire est une méditation des épisodes marquants de la vie du Christ. La thématique retenue donne au retable du Rosaire son nom.
On retrouve içi une douzaine de panneaux entourant une Vièrge à l'Enfant. Marie, actrice dans différents mystères tels que l'Annonciation ou la Nativité, est le témoin privilégié de son fils, jusqu'à la Résurrection.
La réalisation du meuble est contemporaine et son style gothique du XVème.
Avant de devenir un ameublement d’apparat, les premières parois peintes ou sculptées se situaient derrière les maîtres autels. De multiples artistes ont travaillé à cette
 

La crypte

La crypte court sous toute la superficie de la cathédrale, ce qui en fait la plus vaste crypte d’Europe (2500 m²). Il n’était même pas envisagé d’en construire une dans les plans initiaux (ce n’est pas très gothique !), mais la nature du sol est l’humidité ont rendu son édification indispensable. Sa partie la plus récente (1936) abrite le centre contemporain d’art sacré. Dans sa partie la plus ancienne, se trouve les tombeaux des évêques ainsi que ceux de Philibert Vrau et Camille Féron-Vrau. Au chevet de l’abside repose sur une pierre tombale (classée en 1934), tombe sans corps de Jean Le Vasseur, mayeur de Lille qui dédia la ville à la Vierge de la Treille en 1634 et dont la dépouille imputrescible a été exhumée puis cachée par les autorités révolutionnaires. La crypte n’est pas accessible au public, mais on peut, pour en entrevoir l’architecture, se rendre dans la boutique de l’artisanat monastique sous le transept nord.